Il y a, dans un panier tressé à la main, tout un pays : le geste patient des doigts, les fibres cueillies à deux pas, la forme née sans machine. Au Sénégal, la vannerie — le layu — est l’un des plus anciens gestes du quotidien.

Le layu, un art du Sénégal

Le layu désigne la vannerie sénégalaise, ancrée depuis des siècles dans la vie des communautés. À partir de fibres naturelles — tiges de mil, raphia, rônier, feuilles de palmier doum — les artisans façonnent des paniers, des nattes, des chapeaux : des objets à la fois utiles et beaux, où chaque forme répond à un usage.

Un savoir de mains

La vannerie se transmet, souvent de mère en fille. Les fibres se récoltent, se sèchent, se préparent, puis se tressent avec une précision acquise au fil des années. Les tressages et les couleurs disent une région, une histoire, parfois une croyance. Ce n’est pas seulement une technique : c’est une tradition vivante, un lien entre les générations. Les paniers accompagnent le quotidien, mais aussi les cérémonies, où ils s’offrent en signe d’attachement.

La vannerie, dans la maison

Chez Keur Nani, ces pièces trouvent naturellement leur place autour de la table et dans la maison. Une corbeille pour le pain, un panier posé dans l’entrée, une natte qui réchauffe un sol : la vannerie apporte une présence naturelle, une matière qui respire, sans jamais s’imposer. Elle relie l’art de recevoir à la main qui l’a façonnée.

Une invitation

Derrière chaque panier, il y a des mains, une région, un savoir qui perdure. À lire ensuite, dans le même esprit : l’art de recevoir à l’africaine, ou notre tour d’horizon des textiles africains.

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